Présentation

Depuis 2013, Démineurs propose à des mineurs isolés étrangers pris en charge, un temps d’expression et de création dégagé de toute injonction thématique. Sur la base du volontariat, ces ateliers interdisciplinaires mobilisent leur parole, leurs graphies mais aussi leurs langues souvent multiples. Démineurs offre la possibilité de (se) raconter librement, un œil posé sur leur histoire personnelle, l’autre tourné vers un avenir qu’ils découvrent et bâtissent au jour le jour. En résulte des petits films documentaires d’animation, personnels ou co-construits. Nourris de récits pudiques ou frontaux, de sons et d’images émanant exclusivement d’eux, ces témoignages créatifs rendent audibles et visibles les réalités, le parcours physique et intérieur, les questionnements de ces adolescents venus d’ailleurs. Sans exhaustivité, ces témoignages reflètent surtout leur désir d’expression.

Qui sont ces jeunes venus d’Afghanistan, Guinée-Conakry, Pakistan, RDC, Mali, Angola, Cote d’Ivoire, Tunisie ou Bengladesh… ?  Ils/elles ont entre 13 et 17 ans, parlent plusieurs langues,  les écrivant ou pas. Certains ont été scolarisés, d’autres jamais. Tous ont parcourus des milliers de kilomètres, dans des conditions et pour des raisons très différentes. Tous devraient être accueillis et protégés au nom de la convention internationale des droits de l’Enfant (CIDE). Leurs paroles sont (trop) souvent portées par d’autres qu’eux et/ou soumises à des pressions administratives ou juridiques.

Démineurs propose aujourd’hui, outre les ateliers avec les jeunes, des séances de projections-débats tout publics et scolaires accompagnés d’une exposition.

Le projet Démineurs a été initié par Fred Soupa (réalisateur, association La Colline) et Sarah Przybyl (géographe, laboratoire Migrinter). Croisant recherche scientifique et création audiovisuelle, cette collaboration propose aujourd’hui un espace de réflexion inédit. Les nombreux courts- métrages réalisés et l’expertise scientifique construite sur le terrain permettent de sensibiliser un large public aux réalités migratoires, de former des travailleurs sociaux, mais aussi de réfléchir aux supports de la recherche en sciences humaines avec un public adolescent.
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